COMMUNIQUÉ envoyé à la presse locale le 14 novembre 2011

Monsieur le Maire a fort peu apprécié que l'on évoque, lors du dernier conseil, l'audit sur le fonctionnement de la municipalité. Il voulait que son contenu reste confidentiel, et refusait de nous en fournir un exemplaire. Nous avons saisi la Commission d'Accès aux Documents Administratifs, elle a demandé au député-maire de respecter la loi, et de nous donner le document.

Que trouve-t-on dans cet audit ? A propos du « projet politique », une phrase de Pierre Dac : « Celui qui ne sait pas où il va est certain de ne pas y arriver ».

Le maire n'a pas aimé que nous listions quelques propositions faites dans l'audit, que nous faisons nous aussi depuis 2008 : « On dirait un élève de primaire affirmant toujours qu'il l'avait dit en premier. » Et aussi : « Vous mentez par omission ». Nous n'avons certes pas tout dit.

En cette semaine de l'emploi des personnes handicapées, parlons de ce thème, et de l'accessibilité. Il nous a fallu batailler, en 2008 et 2009, pour obliger Jean-Yves Cousin à appliquer la loi : la commission intercommunale a enfin été créée (mais nous en sommes écartés), le plan de mise en accessibilité a enfin été lancé.

On apprend dans l'audit que la Ville a dû payer une amende parce qu'elle ne respectait pas la Loi Handicap, en ne recrutant pas suffisamment de personnes handicapées. A propos du Plan de Mise en Accessibilité, qui n'a pas été fait dans les temps fixés par la loi, que nous dit le député-maire ? « On est moins en retard que d'autres villes ». Une variante du classique « c'est pas moi qu'a commencé ! »

RÉACTION DE LA MAIRIE article du Ouest-France, daté du 18 novembre 2011

Fonctionnement de la Ville : la majorité répond

La minorité municipale est revenue sur l'audit sur le fonctionnement de la municipalité (lire Ouest-France du mardi 15 novembre).

Dans un communiqué, Catherine Godbarge, adjointe en charge du personnel, répond aux reproches sur la communication tardive du document : « Dès 2009, Jean-Yves Cousin a souhaité disposer d'une étude sur le fonctionnement des services. Conseillé et accompagné par le Centre national de la fonction publique territoriale, il a mandaté pour cette étude un cabinet spécialisé, compétent dans le domaine des ressources humaines. Le consultant a fourni le rapport de diagnostic avec la recommandation de ne pas le publier (alors qu'il y a 15 ans une étude similaire a fait uniquement l'objet d'un rapport oral). »

L'élue viroise poursuit : « Ce document doit être pris avec le recul nécessaire quant à son interprétation : il fait un constat, un arrêt sur image à un moment donné sans nécessairement faire apparaître le chemin parcouru, les améliorations au fil du temps, c'est une de ses limites.

Ce qui compte aujourd'hui, c'est que le plan d'action proposé soit mis en place, suivi et évalué. La polémique dans ce domaine ne peut que porter préjudice à la démarche. »